Vérifications réglementaires dans votre établissementLe Code du travail distingue plusieurs types de vérifications et renvoie à des arrêtés ministériels spécifiques en ce qui concerne la périodicité des contrôles, leur contenu précis et les équipements de travail ou les catégories d'équipements qui y sont soumis. GENERALITES L’article L. 233-5-1 du code du travail dispose que les équipements de travail et les moyens de protection mis en service ou utilisés dans les établissements doivent être équipés, installés, utilisés, réglés et maintenus de manière à préserver la sécurité et la santé des travailleurs. Le chef d’entreprise est tenu, pour cela, de rechercher en temps utile toute détérioration des installations, des équipements ou des ambiances de travail susceptibles de présenter un risque, et d’éliminer le plus rapidement possible toute défectuosité susceptible d’affecter la sécurité et la santé des travailleurs. Les vérifications et contrôles périodiques ont pour objet de s’assurer du maintien en conformité des équipements et installations et d’intervenir en cas de défectuosité. VERIFICATIONS INITIALES Certaines installations doivent faire l’objet d’une vérification initiale. Celle-ci peut être à la charge : - soit de l’utilisateur (installations électriques par exemple) - soit du constructeur (appareil à pression ou machines soumises à examen de type CE par exemple) - soit de l’utilisateur et du constructeur (chariots automoteurs par exemple) Les vérifications sont à faire sur chaque entité mise en service. ESSAIS FONCTIONNELS Ces essais ont pour but de s’assurer que l’installation fonctionne normalement et que les dispositifs de sécurité remplissent bien leur fonction. En général, ces essais doivent avoir lieu chaque jour et il est souhaitable que l’opérateur les effectue lui-même, car c’est lui qui est directement exposé aux risques et c’est un moyen de prendre conscience de l’intérêt de maintenir en bon état les dispositifs de sécurité. Dans ce cas, la formation à la réalisation de ces essais doit être incluse dans la formation au poste de travail de cet opérateur. VERIFICATIONS PERIODIQUES Les vérifications techniques périodiques ont pour objet d’apprécier l’état des éléments de l’installation et des dispositifs de sécurité dont la détérioration pourrait entraîner un danger afin de déterminer : - si une réparation ou un échange est nécessaire dans les meilleurs délais - ou si ces dispositifs de sécurité peuvent remplir correctement leur fonction jusqu’à la prochaine vérification. Ces vérifications régulières ne consistent pas seulement en un contrôle de bon fonctionnement global d’une installation, mais en un examen attentif des éléments de celle-ci et de ses dispositifs de sécurité. Elles doivent être déclenchées par le chef d’établissement en respectant un échéancier. Dans certains cas, l’inspecteur du travail peut prescrire à l’utilisateur de faire réaliser, par un organisme agréé, la vérification technique d’une installation particulière. Les vérifications techniques doivent être effectuées par un technicien possédant une connaissance approfondie de la prévention des risques liés à l’installation, connaissant bien le matériel, les techniques de construction et disposant des appareils de contrôle adéquats. Ce technicien connaîtra en outre les textes réglementaires, les recommandations et les normes applicables à cette installation. Ce vérificateur appartiendra à l’établissement, ou de préférence, à une entreprise spécialisée exerçant régulièrement cette activité. En effet la réalisation des vérifications par l’utilisateur habituel du matériel est à déconseiller, car il peut s’être adapté à un fonctionnement dégradé. Les textes réglementaires ne précisent pas systématiquement quelle est la personne qui doit effectuer les vérifications. En l’absence de désignation par les textes, la vérification doit être faite par une personne compétente et qualifiée. DOCUMENTS FORMALISANT LES VERIFICATIONS TECHNIQUES Les résultats et contrôles sont inscrits sur un registre spécial tenu sous la responsabilité du chef d’établissement. L’article L. 620-6 du code du travail dispose que les attestations, consignes, résultats et rapport relatifs aux vérifications et contrôles mis à la charge des employeurs au titre de l’hygiène et de la sécurité du travail sont datés et mentionnent l’identité de la personne ou de l’organisme chargé du contrôle ou de la vérification et celle de la personne qui a effectué la vérification. Les registres et rapports de vérifications doivent être tenus à la disposition des inspecteurs du travail, des agents des services de prévention des CRAM, du médecin du travail et éventuellement des délégués du personnel. Ils doivent être également présentés, le cas échéant, au CHSCT dans le cadre de l’information qui lui est nécessaire. Registre des contrôles techniques Ces registres ne comprennent pas de mesures techniques mais la date des vérifications, l’identité des vérificateurs et la liste des installations vérifiées. Ils peuvent être rassemblés en un seul document, comprenant les divers chapitres de vérifications. Rapports de vérification Ces rapports de vérification doivent révéler, d’une part, les points d’écart avec la réglementation et les normes obligatoires, et d’autre part, les défauts et lacunes pouvant affecter la sécurité d’utilisation des installations. Les travaux réalisés pour la mise en conformité et l’élimination des défauts doivent être justifiés (factures ou annotations portées sur le rapport). Dans le cas où les vérifications sont effectuées par un technicien de l’établissement, les rapports peuvent être des carnets d’entretien ou de suivi. LA RESPONSABILITE DU CHEF D’ENTREPRISE ENGAGEE La vérification générale périodique est exigée par l’article R.233-11 du code du travail. La non production du rapport de vérification peut entraîner des sanctions en cas de contrôle des services de l’inspection du travail. Fréquence des contrôles réglementaires des équipements de chantier (liste non exhaustive)Equipements | Vérifications périodiques | Réf. réglementaires | | Examen approfondi de grue à tour | 5 ans | A du 03/03/2004 | | Tous équipements, y compris accessoires de levage (sauf ceux cités ci-dessous) | 1 an | A du 01/03/2004 | Appareils mobiles listés ci-après : - Grues auxiliaires de chargement de véhicule - Grues à tour à montage rapide ou automatisé, sur stabilisateurs - Bras ou portiques de levage pour bennes amovibles - Hayons élévateurs Monte-meubles - Monte-matériaux de chantier - Engins de terrassement équipés pour la manutention d’objets et ou le levage de charge (équipé de clapet de sécurité) - Grues mobiles automotrices ou sur véhicule porteur, ne nécessitant pas de montage ou de démontage de parties importantes - Chariots élévateurs - Tracteurs poseurs de canalisations - Plates-formes élévatrices mobiles de personnes | 6 mois | A du 01/03/2004 | | Elévateurs de personnel mus mécaniquement | 6 mois | A du 01/03/2004 | | Elévateurs de personnel mus à bras | 3 mois | A du 01/03/2004 | | Appareils de levage de charges mus à bras sans support ou faisant l’objet de changement fréquent de support | 6 mois | A du 01/03/2004 | Matériel de terrassement : pelle à pneus ou à chenilles, excavateur, bouteur, chargeur, décapeuse, autobétonnière, chargeuse pelleteuse, moto basculeur, tombereau à châssis rigide ou articulé, niveleuse, compacteur à conducteur porté tout tonnage, fraiseuse, foreuse, trancheuse, finisseur, machine à coffrage glissant, pelle à câble. | 12 mois | A du 05/03/1993 |
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